Dominique Wittorski

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Dominique Wittorski

 



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Dominique Wittorski, acteur, dramaturge, cinéaste et metteur-en-scène
(provisoirement, par intermittence et avec toute la flexibilité que la société d'aujourd'hui réclame)
Le site



"Dominique Wittorski est un visionnaire. Pas un rêveur. 
Son univers est vaste comme la terre.
Y entrent le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest,
dans leur rapport de domination, de profit, d'exploitation, de lutte pour la survie...
Avec des personnages qui ressemblent à notre voisin ou aux tréfonds de nous-mêmes.
Le monde commence dans notre tête, dans notre coeur et il va y voir dedans.
Il entre toujours par la petite porte.
Pas de grands discours, pas de dénonciation véhémente.
La parole de ses personnages déambule dans l'implacable logique économique de notre temps,
qu'elle pousse  dans ses derniers retranchements,
ceux du rire, terriblement corrosif.
Dominique Wittorski nous convie à douter de ce que nous voyons
et à tenter de voir ce qui est invisible,
à ne pas nous croire des dieux,
mais  à  décider enfin que nous sommes mortels
et que cela devrait nous apprendre à vivre."
Geneviève Brun (Critique théâtre)



Bienvenue sur le site de Dominique Wittorski. Vous pourrez trouver, sur ces quelques pages, une revue d'ensemble de ses travaux et de ses créations (avec extraits vidéos, audios et photos). Nous vous souhaitons une bonne lecture et nous tenons à votre disposition via la rubrique contact pour toutes questions... Cette page-ci vous donne quelques repères biographiques et bibliographiques mais vous trouverez plus de détails en choisissant les rubriques boutonnées ci-dessus. Dominique a de multiples activités, elles ont été décrites en distinguant chaque métier, même si Dominique ne les considère que comme de multiples facettes d'un même désir créatif. A vous de fouiller pour découvrir !

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(dernière mise à jour du site : 23 décembre 2011)



Petite pensée 
à l'attention de monsieur Sarkozy qui saura bien quoi en faire...
(publiée sur Médiapart le 15 novembre 2011 avec bien d'autres : ici)




J’ai toujours pensé que
le nombre de A signait la qualité de l’andouille…
AAAAA est donc bien supérieur à AAA.

Reste à déterminer qui veut des A,
et donc qui est l’andouille, ô mon Empireur.


Et j’ai bien l’impression que tu pourrais faire l’affaire,
toi, ou ta bande,
ou même d’autres qui ne sont pas de ta bande
mais qui veulent leur triple A à toute force.

J’essaie de suivre comme je peux le suspense des agences de notation.
Et j’ai cru comprendre que
la perte du triple A
nous transformerait en andouille de seconde zone.
Donc immangeable.

Bon. Si on le dit. Acceptons la prévision.
Je suis.

Ce qui en découle,
c’est qu’il ne faut absolument pas perdre son AAA.
Je suis toujours.
Qu’il faut tout faire pour le garder.
Or, paraît-il, pour le garder,
il faut des comptes nickel chrome,
un taux de croissance supérieur à 2,
et un Etat qui ne dépense pas plus qu’il ne rentre de flouze.
C’est comme ça, paraît-il.
Les pays qui n’ont pas tenu à respecter ces critères
se trouvent fort dépourvus
quand la bise fut venue :
la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal…
liste non limitative.

Je comprends toujours.

 

Donc, la France,
qui,
dit-on,
vit au-dessus de ses moyens avec un taux de croissance faiblard,
la France, disé-je,
La France doit absolument apurer ses comptes.
Faut du compte positif à toute vitesse.
Sinon ?
Ben sinon, plus de tripe, pardon de triple A.
OK. Je pige tout.

 

Là où je coince un peu, c’est maintenant.

A quoi ça sert d’avoir un AAA ?
A pouvoir emprunter à un taux raisonnablement bas.
Bon.

Quand emprunte-t-on de l’argent ?
Quand on n’en a pas suffisamment.
Ok.
A quoi ça sert de se fiche la rate au court bouillon pour garder un triple A,
si, au final, grâce au bouillon purgatif, on n’a plus besoin d’emprunter ?
Ah oui… Tout de même.

 

A moins que, à moins que.

A moins qu’après la purge
(ceci dit pour avaler de l’andouille, faut de la bonne purge d’abord),
les comptes ne soient toujours pas bon,
et qu’on doivent continuer à emprunter ensuite…
Et surtout qu’on le prévoie.

Auquel cas, le truc cloche tout de même,
parce qu’on aura la purge,
et on perdra tout de même les trois A.

Je sais pas qui prend l’autre pour une andouille dans cette histoire,
mais, m’est avis que kunkun tente d’enfler kunkun d’autre.

Ce serait la finance qui se moque de toi,
que ça ne m’étonnerait qu’à moitié.

 

Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
(ici, mon Empireur, tu peux donner un peu d’emphase au texte en montant le ton à chaque répétition).
On ne traite pas un ami de la sorte.

Là, le bât blesse.

 

Ça fait des années que tout le monde le dit et le répète.
Tu es l’ami des financiers.
Alors ?
Pourquoi ? Pourquoi ils te font ça ?

Simplement parce qu’ils n’ont plus confiance ?

Hop ! Comme ça, d’un mois à l’autre ?
Trop de dette par rapport au PIB ?
Mais tout le monde dit qu’il y a beaucoup plus endetté que nous,
et on leur fait pas ce coup-là.
Et puis ça fait un paquet d’années que ça dure…
Même, lors de ton élection en 2007,
tu rêvais de nous endetter bien plus,

Avec des prêts hypothécaires rechargeables…
Alors ?
Pourquoi maintenant ?

Eh bien, mon Empireur,

J’intuitionne que c’est parce que le système s’effondre.
Pas une simple crise.

Un effondrement.

 

En février je te l’écrivais, la chute du dictateur tunisien,
suivie de celle de l’égyptien augurait la fin d’un monde.
L’Empire occidental n’a tenu,
toutes ces années,
que grâce à l’exploitation du reste du monde,
un reste du monde docilement tenu en laisse
par des dictatures entretenues en sous-main par nos systèmes politiques.

 

Ce système s’effondre.
La guerre en Lybie n’a pas suffi à réconforter le grand capital.
Ils le savent que nos économies occidentales
vont se manger sévèrement le changement de monde.
Et l’argent qu’ils ont prêté
en pensant que la puissance occidentale
forte de sa domination sur le reste du monde
pourrait toujours le rembourser,
eh bien,
ils pensent aujourd’hui qu’ils ne le reverront pas,
parce que l’occident n’est plus une puissance suffisante.

Alors, on commence par un petit test sur la Grèce,
pour voir comment « ça » réagit…
Pour préparer l’opinion…
Pour échauffer les esprits…

Pour affoler…

 

Mon Empireur,
c’est en perdant le pouvoir sur le reste du monde que tu as perdu ton triple A.
Et maintenant il va falloir payer l’addition de longues années de spoliation.
Ou nourrir les hyènes de la finance avec quelque nouvelle dépouille durement chassée.

 

Je serais l’Iran, je ne serais pas tranquille.

Quoi quoi ?

On nous murmure déjà que, ça y est, ils ont tout le fourbi pour l’arme atomique ?

Sus à la bête immonde.












Si tu souhaites
 lire les autres pensées à ton intention, mon Empireur :
les anciennes sont ici,
et j'en poste régulièrement de nouvelles ici aussi (sur Médiapart)
.

Hey ! Sarko !
Tu veux les autres pensées que j'ai eues pour t'aider dans ton boulot de fossoyeur ?
Clique ici. Toutes les anciennes s'y trouvent.


Bio-bibliographie

Dominique Wittorski est arrivé à l'écriture et à la mise en scène par les chemins de traverses.
Sa formation première est scientifique. Le théâtre détourne rapidement ses pas. C'est l'interprétation dramatique qui le conduira au cœur des textes. Durant sa formation d'acteur à l'INSAS, il aura quelques rencontres textuelles déterminantes : Büchner pour son Woyzeck, Genet et ses Bonnes - dont Dominique interprétera Madame -, Edward Bond...

Sorti de sa formation, l'acteur-Wittorski décide de ne pas subir les "trous d'agenda" et plutôt qu'attendre l'hypothétique coup de téléphone pourvoyeur de boulot, il choisit de s'écrire du travail. Du cinéma en l'occurrence, dont l'écriture lui semble plus abordable, plus simple que le théâtre. En 1993, Dominique Wittorski écrit Correspondance, un court-métrage pour lequel il obtient deux prix au Festival international de Bruxelles.

Participant alors à un stage conduit par Jean-Marie Piemme, il entame alors l'écriture de sa première pièce Katowice-Eldorado. Une tentative pour se persuader que l'écriture théâtrale est inatteignable. Le texte reçoit le Deuxième Prix du concours Théâtre du Monde de RFI en 1994 et une bourse d'encouragement à l'écriture du Ministère de la Culture. Katowice-Eldorado fait l’objet d’une réalisation radio par la RTBF.

En 1996, accueilli en résidence à la Chartreuse, Dominique Wittorski écrit Vermeer, beau bleu, le temps de trouver quelques réponses (?) et surtout de nouvelles questions au sujet de l'écriture théâtrale. Son métier d'acteur reste cependant toujours central (Snipers de R. Burton, NM.doc de S. Cotton, le Misanthrope...). Il écrit aussi un premier scénario de long métrage Paradis Polski.

En 1998, Dominique obtient une bourse de création du CNL pour l'écriture de sa troisième pièce ReQuiem (with a happy end).
L'année 2000 voit l'acteur reprendre le dessus, avec la création, pour la première fois en français, de Ma bouche de chien de l'autrichien Werner Schwab, où Dominique Wittorski tient, seul en scène deux heures durant, l'unique rôle de chair et d'os.

Le travail cinématographique a continué, pendant ce temps. Et Dominique écrit et réalise en 2001 Bosna Airlines, un court métrage (avec Redjep Mitrovitsa) qui se verra couronné des prix du Public aux festivals internationaux de Brest et d’Amiens, parmi beaucoup d’autres festivals, prix, distinctions… En même temps, il écrit Ohne, commande de France Culture.

En 2002, Dominique adapte et réalise Sans regrets éternels, moyen métrage (avec Yann Collette), prix des Auteurs à Namur. Et en 2003,  Lux Fugit, court métrage.

En 2004, le Théâtre des 2 Rives à Rouen lui donne carte blanche pour la création d’un de ses textes. Ce sera Ohne, la première mise en scène de Dominique au théâtre. Et la première de ses pièces (nonobstant les nombreux prix qu’elles ont toutes reçus) qui reçoivent les moyens d’une création professionnelle… En plus de 110 représentations (tournée des ATP, festival de Spa, Atelier Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve, puis reprise à Rouen et au Théâtre de l’Est parisien, et enfin Avignon grâce à l'ORCCA) Ohne rencontre toutes sortes de  publics, toujours avec le même succès, et reçoit un accueil critique enthousiaste.

Aujourd'hui, Dominique Wittorski exerce de front trois métiers : acteur, dramaturge et cinéaste-metteur-en-scène. Il a mis en scène
ReQuiem (with a happy end)  à Montpellier (théâtre du Hangar) en  décembre 2007. Il a joué dans 6ème ciel, court métrage qu'a réalisé Caroline Guth, ce qui prolonge leur maintenant longue route commune. Pour ce rôle principal, il a reçu le Prix du meilleur Acteur de court métrage au Festival du film romantique de Cabourg. Il a écrit Fleur de cimetière et autres sornettes pour la Compagnie Hervé-Gil. Et d'autres chantiers s'ouvrent...

La création de Modeste contribution en 2009, par Jean-Marie Lejude et une commande d'écriture par la compagnie La Strada en sont deux exemples...

 





Prix et distinctions

"Correspondance"

- Prix du Jury des Jeunes au Festival International de Bruxelles 1994
- Prix Titra au Festival International de Bruxelles 1994

"Katowice Eldorado"

- 2ème Prix du Concours Radio France International 1994 Dramaturgies du monde
- Bourse d'encouragement à l'écriture de la DTS 1994, ministère de la Culture. 

"Vermeer, beau bleu"

- Résidence de création à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon 1997
- Prix Acanthe de l’Union des Artistes 2000

"ReQuiem (with a happy end)"

- Résidence de création au Québec 1999
- Résidence de création à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon 2003 et 2007
- Lauréat des Journées d'Auteurs à Lyon - 2005.
- Finaliste des Prix des metteurs en scène - 2006

"Padam Padam Pas d'âme !"

- Prix Gilson 2000 Communauté des radios francophones. Représentant belge.

"Bosna, vol 8487 en provenance de Sarajevo"

- 7ème Prix Europa – Berlin 2000
- 2ème Prix Concours Phonurgia Nova 2001 – Arles 

"Bosna Airlines"

- Prix du Public Festival européen du film court de Brest (France) 2001
- Prix du Public Festival international du film d’Amiens (France) 2001
- Prix du jury des femmes de la maison d’arrêt d’Amiens Festival d’Amiens (France) 2001
- Prix du jury du Festival d'Argelès sur Mer (France) 2002

"Sans Regrets éternels"

- Mention spécial du jury du Festival d'Argelès sur Mer (France) 2003
- Prix SACD des Auteurs 2003
- Ours d’Argent, Festival des Nations, Ebensee – Autriche. 2004

"Ohne"

- Prix d'encouragement à l'écriture de la DMDTS, ministère de la Culture, 2003.
- Prix de littérature dramatique des collégiens 2007. ANETH. Première édition.
- Prix CCAS du club de la presse au festival d'Avignon en 2008

"Modeste Contribution"

- Aide à la création - Centre National du Théâtre, ministère de la Culture, 2008.

"6ème ciel"

- Prix du Meilleur Acteur - Cabourg 2008




Dernière actualisation le : 02-03-2011
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